N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. »
SIMONE DE BEAUVOIR
Beaucoup de manifestants présents samedi dernier dans les rues de Madrid, l’étaient déjà il y a des dizaines d’années, pour les mêmes raisons, avec la même intensité et les mêmes slogans…
Le gouvernement espagnol dont Mariano Rajoi est à la tête, recule devant les avancements qui ont été faits ces trente dernières années par les précédents gouvernements. En Espagne, en 2014, la loi qui sera votée, sans trop de difficultés puisque le parti du gouvernement a la majorité, limitera les conditions de droit à l’avortement.
Les espagnoles pourront donc avorter si et seulement si, il y a « grave danger pour la vie » ou « que la grossesse soit une conséquence d’un délit ». En plus de ces deux conditions liberticides, le gouvernement rajoute des conditions sévères comme l’obligation d’avoir un rapport signé de deux médecins pour prouver la malformation du fœtus ou, en cas de viol, avoir porté plainte préalablement.
L’Espagne revient donc en arrière, elle, qui en 2010 avait voté pour le droit à l’avortement pour tous jusqu’à 14 semaines! Les espagnols et espagnoles ont crié leur colère dans les rues de Madrid, soutenus dans de nombreux pays européens par diverses manifestations.

Le collectif organisant la manifestation madrilène et qui dénonce le projet de loi, a apporté le 1er février au parlement un manifeste défendant leurs positions :
« La maternité se protège par l’information, l’éducation, la santé pour tous, l’accès à des salaires justes et des emplois dignes et à des postes de responsabilité ».
The Spanish government, headed by Mariano Rajoi, is shrinking the advancements that have been made over the last thirty years by the previous governments. In Spain, in 2014, the law (that should be voted -government has the majority in assembly), limits abortion rights.Spanish persons will be able to abort if and only if, there is « serious danger to life » or “pregnancy is a result of a crime. » In addition to these draconian conditions, the government added severe conditions such as the requirement for a report signed by two doctors to prove fetal malformation, or in cases of rape, to have complained previously. Spain is going back to their 1985 abortion law whereas in 2010, they voted for the right to abortion up to 14 weeks! Spanish people voiced their anger on the streets of Madrid , supported in many European countries by various events . Organizers sent to the government on February 1st, a “manifesto” defending their position: « Motherhood should be protected by the information, education, health for all, access to fair and decent jobs and wages as well as high positions. »